Guillaume FRIOCOURT

Guillaume FRIOCOURT - Ouvrir le Menu

GALERIES

BOTANIQUE

VENT DE LA MER

VAGUES à L'âME

EAUX FORTES

MIROIRS

Concert projection

A mi-chemin entre le concert et l'exposition, le spectacle proposé confronte un duo de musiciens, Philippa Neuteboom (piano) et Grégoire Catelin (violoncelle) avec le travail pictural de Guillaume Friocourt.

Les toiles et gravures de l'artiste sont projetés pendant la performance des interprètes selon une narration précise qui accompagne et interroge la musique. Un dialogue s'installe entre les deux disciplines artistiques.

EXPOSITIONS

AZIMUT

Marche photographique avec Denis Bourges dans le cadre du projet AZIMUT de Tendance Floue

Débutée le 1er mars 2017 et clôturée le 19 octobre 2017, AZIMUT est une marche photographique de 8 mois à travers le territoire français, menée en relais par trente photographes. L’itinéraire de chacun est libre. Chemins creux ou routes goudronnées, lignes droites ou sinueuses, les marcheurs-photographes n’ont qu’un horaire à respecter : être à l’heure au rendez-vous fixé à celui ou celle qui lui succède.

A travers ces parcours, Tendance Floue souhaite faire l’expérience paradoxale de la liberté et de la contrainte qu’offre la marche. Le ralentissement du temps, la soumission à la météo et l’épuisement du corps changent le rapport aux lieux traversés, aux paysages découverts, aux rencontres possibles produites par ce lent déplacement. Le vertige de la liberté, la griserie de cette disponibilité rare à soi-même et aux autres, l’inhabituelle acuité du regard sur ce qui environne, tout autant.

Ce nouveau projet de Tendance Floue se veut résolument ouvert. Trente photographes, dont dix-huit invités du collectif, en dialogue avec des écrivains, dessinateurs, peintres, scientifiques… conviés par eux pour quelques heures ou quelques jours, ont décidé de vivre cette expérience. Leurs parcours s’immiscent dans les interstices du territoire hexagonal. AZIMUT est le résultat de cette mise en état de création commune, de ce désir d’exercice de la photographie, de cette confrontation à l’inconnu et à la liberté documentaire.

A PROPOS

MARINES.

Un thème incontournable pour qui vit et peint en Bretagne.

Un thème sans contours : le trait jaillit de l’intérieur. Un trait sorti du pot, jeté, lâché, en un geste martial. Guillaume Friocourt peint sans balises. Crée des accidents, les maîtrise au même instant, ça crisse, ça glisse. Ça dégouline, aussi. Un geste brut qui s’évanouit sur la toile, et renaît harmonie. Car il s’agit bien de cela : rechercher l’Harmonie. Guillaume Friocourt s’en approche très intimement. Constante quête qui le mène loin dans le monde des contrastes, avec ou sans couleurs, priorité aux valeurs.

Oui, pour lui, la couleur en elle-même est un alibi. Idem pour le tracé, le trait, le figuré.

L’harmonie et l’aléa. L’harmonie au coeur de l’aléa, au-delà aussi. Guillaume Friocourt provoque des coulées ; ces « dégoulinures » savamment orientées, se jouant bien de la pesanteur. Marines. Un thème du mouvement, de l’accident, et cependant de la constance, de la permanence. Un thème parmi d’autres, travaillés en parallèle, selon les saisons, selon les envies. Les cubes, sujet d’atelier les jours de mauvais temps, où les pots de peinture se font modèles, se dématérialisent, se résument à leur lumière, à leur présence, au carré, alignés, ou isolés dans l’atelier. Les botaniques quand le jardin du peintre offre des verts à faire tourner la tête, des verts à inventer, à comprendre, à domestiquer. Parce qu’il n’était pas à l’aise avec les verts, Guillaume Friocourt s’en est saisis à bras le corps, les observe en nature, y greffe sa soif d’harmonie. Et s’élance.

L’artiste aime aussi travailler la matière, son absence qui laisse à nu la toile de lin, son abondance qu’il faut sculpter, rogner, ou qu’il laisse prendre le dessus. Très présente dans les séries Marines, Cubes et Botaniques (qu’il réalise en parallèle, tel des mouvements perpétuels), l’idée de la matière est au coeur même d’un autre chantier qu’il a entrepris : ses eaux fortes. Là, il creuse le métal, lui donne du relief, joue sur les profondeurs, avant d’imprimer à plat sur le papier, ce travail en trois dimensions.

ML de Noray-Dardenne, février 2017