À propos - Guillaume Friocourt
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Marines.

Un thème incontournable pour qui vit et peint en Bretagne.

Un thème sans contours : le trait jaillit de l’intérieur. Un trait sorti du pot, jeté, lâché, en un geste martial. Guillaume Friocourt peint sans balises. Crée des accidents, les maîtrise au même instant, ça crisse, ça glisse. Ça dégouline, aussi. Un geste brut qui s’évanouit sur la toile, et renaît harmonie. Car il s’agit bien de cela : rechercher l’Harmonie. Guillaume Friocourt s’en approche très intimement. Constante quête qui le mène loin dans le monde des contrastes, avec ou sans couleurs, priorité aux valeurs.

Oui, pour lui, la couleur en elle-même est un alibi. Idem pour le tracé, le trait, le figuré.

L’harmonie et l’aléa. L’harmonie au coeur de l’aléa, au-delà aussi. Guillaume Friocourt provoque des coulées ; ces « dégoulinures » savamment orientées, se jouant bien de la pesanteur. Marines. Un thème du mouvement, de l’accident, et cependant de la constance, de la permanence. Un thème parmi d’autres, travaillés en parallèle, selon les saisons, selon les envies. Les cubes, sujet d’atelier les jours de mauvais temps, où les pots de peinture se font modèles, se dématérialisent, se résument à leur lumière, à leur présence, au carré, alignés, ou isolés dans l’atelier. Les botaniques quand le jardin du peintre offre des verts à faire tourner la tête, des verts à inventer, à comprendre, à domestiquer. Parce qu’il n’était pas à l’aise avec les verts, Guillaume Friocourt s’en est saisis à bras le corps, les observe en nature, y greffe sa soif d’harmonie. Et s’élance.

L’artiste aime aussi travailler la matière, son absence qui laisse à nu la toile de lin, son abondance qu’il faut sculpter, rogner, ou qu’il laisse prendre le dessus. Très présente dans les séries Marines, Cubes et Botaniques (qu’il réalise en parallèle, tel des mouvements perpétuels), l’idée de la matière est au coeur même d’un autre chantier qu’il a entrepris : ses eaux fortes. Là, il creuse le métal, lui donne du relief, joue sur les profondeurs, avant d’imprimer à plat sur le papier, ce travail en trois dimensions.

ML de Noray-Dardenne, février 2017